Publié le 21 décembre 2004 à 2h41
Electronic Arts (EA), numéro un mondial du jeu vidéo, devient actionnaire principal d’Ubisoft, l’éditeur de jeu français (n°7 mondial), avec 19,9% du capital, devançant ainsi les frères Guillemot, créateurs de cette société, qui possèdent seulement 15% du capital. Comme dirait un héros que nous connaissons bien, dans le monde impitoyable des loisirs numériques « il ne peut en rester qu’un » !
( à droite, image du jeu “Prince of Persia®” © 2004 Ubisoft Entertainment. allez, un peu de pub pour aider les french contre Goliath)
Selon l’article d’Erwan Cario dans Libération du 20/12/04, Ubisoft avait déjà accusé EA de “…vouloir récupérer sa «force créative». En octobre 2003, Ubisoft avait poursuivi, pour violation de la clause de non-concurrence, cinq de ses employés qui avaient quitté ses studios de Montréal pour rejoindre ceux d'EA présents dans la même ville.” Ça c’est vraiment la “French-touch”... lire la suite dans l'article complet
Ça c’est vraiment la “French-touch” de l’atteinte à la liberté de changer de travail… Je ne suis vraiment pas persuadée qu’Ubisoft s’acquitte d’une indemnité de non-concurrence qui compense l’impossibilité de faire évoluer sa carrière dans le même domaine de compétences…
Je crois qu’aucune grande société américaine de high tech ne soit assez dingue pour se permettre de telles procédures : comment feraient-ils pour trouver des gens compétents et expérimentés dans leur domaine? D’autre part, dans un secteur requérrant une haute densité de créativité et de matière grise est-il vraiment productif de retenir des talents contre leur gré?
Ceci dit, ces 5 salariés sont suffisamment fous pour aller se jeter dans ce qu’on appelle ici une “sweat-shop”(traduire mine de sel en français), si l’on en croit le blog d’une épouse d’un employé d’EA concernant les conditions de travail chez le mammouth mondial du jeu vidéo.
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